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Poèmes de jeunesse

poésie

Poèmes de jeunesse

par

Nick Ananas


Table des matières


ENCORE LOIN

J’ai sombré dans le vide

Mes amis approchez

Je dois vous raconter

Du vide

On se nourrit à volonté

Personne ne regarde

Tout s’avère

Les meurtres, les magnifiques hermaphrodites

On se prostitue avec envie

Que dire... que diras-tu?

Je ne veux le savoir

Le temps une tyrannie? non...

Il se fait même fable, artificiel

Retour du sommeil tout est obligé; je dois voir, goûter, entendre

sentir...

Voulez-vous me priver d’infini et d’oracles semblables au chaman

Venez , venez, ce sera la joie

Nous y resterons un temps

celui de se trouver

Trouver nos troubles et revenir jouer

d’innombrables mascarades

Du moins, retenez: la réalité se trouve près du vide

Les sens tragédisent ce vide.

Bonne Nuit.


ORAISON

Dors papillon, ton chemin rond ne tarde l’oraison.

Le feu brûlait dans les rues désertes où l’habitude ai-je de marcher. L’éclat renversa ma route régulière à l’espace de l’oubli. Ma raison s’envola aussitôt que je touchai la chaleur enflammée. Ce doux passage passé, je m’y jetai!


OYOKO Nabura

Oyo, Oyo

Oyo Ko

oyo oyo oyo oyo ko

ko ko oyo


CHEVALIER

Encore hier, marchait des les buissons une créature, homme d'animaux,

Devant la forêt la Forêt et aussi derrière

Une roche service de patience


ORIRI

Qu'on avorte mes yeux à priori

Dès naissance

Des images

Naquissent

En ces tours drolement

D'haute trahison

Cas d'une complication interne le ventre y va

Tout petit peu

Et aussitôt de nouveau le carnage

D'un berceau flatuant mère et moi baignent

Acclamé des spectateurs, la ruse vient

Derrière la sonette tout explose

Les bras longs tombent d'une douleur passive

On se sent aimé, favori et dernier

J'ai comme toujours une piqûre qui coule

Ça nous plaît pas non non non

Ça pousse notre vomi...

Aller, aller, qu'il sorte

Prendre l'air frais

Vous êtes une cave bien sombre

si l'envie vous vient

Encore, ma route pourrait être de pain

quand je n'ai jamais eu de pain

Comment pourrait-elle

ma route est de marcelles de cacas

Avant, c'était très drole

désormais, j'en fais mon affaire

La plus grande ronde

des gros marchands

À voiture montagneuse

et des leur imberbité

Les babortes, elles,

sont charmantes

Pleines d'émotion

et surtout innocentes

Des nouveaux dieux

... ah... économie...

Je suis né charognard et merveilleux dans le ciel on m'aime


UBAN FLIT

Pars

M..,

On demande vos souvenirs

Stagnation

        lumière flotte

Vieil ami, ton nom tombe

maman couvre de feuilles le reste

Tas de mendiants accourent au puit pauvre

il n'y coule pas de poison

laissons-les, ils baignent objet

Fidèle

        nombrils blanc

j'ai rejeté un sanctuaire rempli de Bonheur

l'heur soi foulé

vous n'êtes là qu'à m'émouvoir

je vous transperce du pied, battre le couronné. faites-vous battre

ce qu'il y a de cher, l'avez, votre don de mort

        tête tu bourdonnes, parle à ton service seront-ils


MARIE-MOI

Est-ce que j'prends trop d'Marie ?

J'crois pas...

Y faudrait qu'à prenne des forces

Marie marie-moi !

Marie marie-moi!

Tu as des serpents

dans les cheveux

afin d'm'ensorceler

tu n'es pas si belle

presque laide

tu es la plus envoutante

car ta voix résonne de mon coeur

vers toi, à toi je suis

Marie, marie-moi

Marie, marie-moi

Tu prendras froid si tu n'as pas d'ami comme moi

So long so long you make it sound so long

I want to disappear

in your womb

and have fun

have fun have fun have fun

for a while

Marie, marie-moi

Marie, marie-moi

N'aie plus de pleurs de la peur

Ta voix je l'entends mille fois avant de l'entendre lentement

oh ma magnifique, ma sensuelle

arrête ce spectacle

remets donc cette robe blanche

ça brûle ça brûle ça brûle

tu es bien à ta place enrobé de ton voile

Ah! je te marie je te marie ma bien mariée


KOALA ROUGE

Il étend ses bras épars à l’encolure, ce n’est pas tuer ni attraper, mais caresse rouge et lente d’un muet feu

 

Quelqu’un loin, il s’en approche des clos cils à lui courir un baiser

 

Nul n’a douleur plus élaborieuse; d’un élan placé de l’envers il a trébuché bras ouverts (appelant l’astre brille) qu’une torpille

 

Après il a remonté se souciant de nourrir et se laissant voyager à un amour qui est loin

 

Tel il se remémore tel il vit une aventure

au voyage de France le 2 juillet 2007 au soir

dessin compagnon du même jour


DESCRIPTION DU DESSIN : PASTEL GRAS

Un koala est dans l'abre de sa vie. Le rouge représente l'amour; la torpille au dos, la douleur; les bras épars vers l'avant, position de caresse; le koala, Morphée et Dyonisos : suprême suprétamie; le décor ou l'espace, l'inconnu permettant le rapprochement entre les êtres en amour; la couronne, F tourné vers la gauche et C pour France Coulombe.


FIRME

Qu'électricité

il avança

délaisse

esprit fuit

é i ri èque l ké


CORPS

Je suis orignal singe

les enfants regardent candeur devant

leur plaire je leur plais

D'après les regards des enfants, je sens le monde m'appartenir

une aura qui m'entoure elle ne

que peux-tu dire de la mer y t'es-tu glissé face de cul

allez danse

danse

prends mon bras

tiens toi à moi solidement

niaise pas


PTIT COCHON ROSE

Jveux un pénis

en mon vagin

Que pleur les larmes

J'y tiens lamentablement

Papillons des dernières raisons relève ta tête que le soleil te bénisse que les toxines t'envollent

Ne peux-tu pas comprendre alors le trompeau grandit

les cloches vibrent dans les champs printaniers

un cheval blanc

sur lui, l'aigle

je peux m'en rappeler maintenant

ils forment une crèche

argile

écroulera pastoral puis

la nuit surtout je ne pouvais dormir on m'observait en mon sommeil. Angoisse et Peur jouent les tours affreux immondes prennez vite la numéro 5 elle vous calmera promtement.

Comme une pieuvre main bien prise

l'antre herbal échappe

une sécrétion.

Rendre orgasme multi fleural


MONDE

Sur des ruines, ruines

d'un temps d'hier

sec désert succombant

chié en larve

en sa bulle

qui peut s'y toucher, sa mère et qui?

Quand se lève de nous le vent

,où est le vide, sous-tient flux

à la rencontre de la vie - c'est création

et cette rencontre qu'est-ce

quelque chose sauf un désennui

Se frotte deux corps dans l'espace

Quelque chose éternel échange

Une prière de réussite, jlance les dés : au

bout dl'infini

Longuement la poussière brûle les yeux

Dynamisme à la rencontre ( au choc) du dynamisme explose

Des flammes et flamèches se créent

Alors les fusionner, les repousser, les renier ou encore les aimer


CHANSON DE L’AMOUR SENSUEL

Viens, mon amour, mon amoureux

je t'aime + fortement que mon coeur

pourtant je ne veux te faire de sexe

te prendre dans mes bras

te sucer la mamelle

rire éperdument

il oublie tout dans mes bras

je l'aime à la source de ses peurs comme il est fragile

derrière son corps

je t'aime

Coupe-moi gentiment

mon amour

quand la lune tombe le sol vibre

ne l'as-tu jamais senti

comme la pluie frôle les rondes joues


ARC-EN-CIEUX

bruime

lèvres de fête

rouge

orange

jaune

vert

bleu

violet

herbe odorante

QUAND NOUS SOMMES LOIN

Le temps est à penser à toi

Avec sa chevelure

Sa démarche tout en courbure

Des signes nuageux s’en dégagent encore

encore quelque peu brûlant

une fumée tiède consomme ces jours

Dans la nature les plus vagues les efforts se perdent à force de trébuchement

cet air chaud fait fermer les yeux au lendemain

Chaque instant se perd dans un fourneau de sensations nostalgiques et contemplatives

Au levé du jour, la terre restera là, tranquille; et mes souvenirs m’infligeront tes mouvements musicaux

Un oeil droit au Soleil

Une mer furieuse

Entre eux l’amour d’une vie


BVE

Une danse sous une musique enivrante

Balade frac frac nos pas

Surtout des cris

Ô des sourires

Brillent sur des joues sensibles

Je te suis dans mes bras

Demain, encore, le soleil

Vers la mer le vent

Roule un moment

Puis vague

On oublie tout

Jusqu'aux lueurs baissées

Ce sera grand, j'irai prévenir les meubles et objets qu'accourent une nouvelle pluie

Pied tape tape

J'ai la douleur d'une sensualité féroce près des dents

Mes doigts déchirent aux premiers heurts

Souple, souple souple

à France C.


ZOUK DUR

J’aime danser le zouk bandé toutes les femmes viennent se coller. On oublie ensemble l’hiver et on rêve à une chaleur brève qui viendra décoller notre saison glacée vers des horizons ensoleillés.

Elle est bien là, où qu’il faut

Elle bouge et parle peu

Son odeur ravit les amateurs doux coeur

Mon ami Pierre ma raconté que quand l’hiver arrive il fait trop froid, c’est car il ne zouke pas assez.

Le miel coule quand on le danse jour après jour.

On sent que la joie restera ancrée à notre mémoire

Elle vient naturellement, sans jamais oublier qu’elle est reine de nos douces peines et c’est elle qui fera durer des lamentations

Toutes les femmes viennent se coller. Elles se regardent attentivement, elles ont passé des heures à se miroiter et leur beauté ne les ont toujours pas éclaté tandis qu’elles bougent et raniment une foule.

L’été rien qu’il fallait, des évanouissements... tant la chaleur monte au corps et à l’esprit.

Ne restez pas endormi le zouk est un peu doux mais il reste toujours bien dur.

Elle en a jamais assez

que ça recommence qu’elle crie


UNE PLAINE DE GRISE

L'hiver se forma. Les créature parcoururent à leur abris, les autres moururent sous son éclat.


CONFORT TABLE

Je jouis d’une prosperité; le cul d’hémorroïdes

Des halos sortent

Brunissent les animaux

MONDE SUR MOI

C’est un monde de couleurs vives et obscures

Qui tourne ma tête à dérision

ANGE IL PLEUT

Il pleut du tambour sur les anges chinois

AUTOMNIAL

Je chassais à coups de bottines les feuilles d’automne si au sol. Derrière leur rigidité s’enveloppe le vent - haut les menant mortes.


LE HOCKEYEUR

Vaba, le chien meurt...

Il n’y a pas de chien

Accours!

Les sueurs chutent et on arrive au lieux

Il pleure

Qui a-t-il?

Le chien est mort

Vaba s’arrache le pénis et le lui lance

: celui que tu portais

Cela devient au long fil de fer

Vaba reçoit le fouet amoureusement

Il s’arrête à respirer

Cela apparaît d’orange

Vaba l’avale

Cela se fixe

L’environnement se casse

Cornes et tiges d’un fracas

S’enclument le bétume

Ce sol se perce sulfureux


LE VER DORÉ

Je vais mourir! je vais mourir!

ma partie gauche veut voler

mon légendaire pénis d’or

il ne l’aura pas, il ne doit pas l’avoir

tant que mes seins resteront petits je

saurai résister à ses épines

Gonfle pas dégonfle

Mes poumons vomissent une chaleur à l’estomac

elle se réchauffe en chantant au ronronnement du coeur. C’est une vipère qui mange des oeufs: l’oeuf n’arrive pas... les seins se font grandissant. Quel vacarme les ampute à vivre éternellement, la folie les a touché; elle se répare monte descend tue pour entendre siffler le feu et se faire rabattre par une vague

Mes mains fouillent la peau à la recherche des seins frisquets promis à quelques distances de leur excitation de leur tremblement adipeu

La partie gauche restera verte et la droite bleu

ni l’une ni l’autre cueillera le pénis d’or

MANSION CHAT

Le chat des yeux rubis chasse les

démons de la Mansion

Ce petit chat noir des yeux rubis

Dormant de jour, guettant la nuit

Chérie où vas-tu sans ce chandelier?

J’ai bien peur de te retrouver décapité

Ferai-je mon bonheur?

Sale vipère

Petit chat, va devant l’enfant

Éliminer ces démons des yeux rubis

dans Ma Mansion


TOTAL BAND

Saxophone

Trompette

Cuica

Batterie

Bass (o Contrebasse)

Guitare classique (o espanol)

Marimba

Cuica intro, Trompette, Bass (un moment)

Cuica, Bass, Batterie

Cuica, Bass, Trompette, Batterie, Saxophone


T'ES UNE MARDE

penses pas que j't'ahis parce que tes une tapette

C'est pas par le sexe qu'on juge une tapette

on écoute son coeur

parle-t-il d'amour ? parle-t-il d'amour?

j't'ahis parce que t'es une marde qui s'assume pas

pense pas que j't'ahis parce que t'es laid

les salopes s'en chargent

laid pas laid elles finiront par te fourrer

ta juste besoin de money

pourtant, t'auras rien de moi

j't'ahis parce que t'es une marde qui s'assume pas

t'impose des condoms sur la vie

tu aimes rien, t'es une marde

sperme tous les trous

donne du rythme à la musique

soit partout dans la nouvelle génération

non plus parce que ta peau est foncée

non plus parce que t'es sépartiste

non plus parce que tu parles anglais

tes aïlleux ont souffert, ok...

j'ai jamais connu ça...jlaisse la marde des aïlleux aux aïlleux

j't'ahis parce que t'es une marde qui s'assume pas

T'as besoin d'un groupe

seul t'es pas capable de lever ton cul

faut encore qu'on-t-torche

salope lève-toi

tu veux être la femme et l'homme

mais tu chriss rien de la journée

faut pas pleurer après, agis maintenant

j't'ahis parce que t'es une salope qui s'assume pas

t'impose des condoms sur la vie

tu aimes rien, t'es une marde

sperme tous les trous

donne du rythme à la musique

soit partout dans la nouvelle génération

chu pas ton ami

t'es mort si t'approche

décapité, la queux, la tête

chu pas ton ami

j't'ahis parce que t'es une salope qui s'assume pas

qui veut goûter?

mon gun doit s'faire vider

suce suce baby

s... si me das a respectarte


BEDON DE LAINE

Elle attend un enfant du professeur

Ses yeux brillent d’une éternité

La langue tirée

Le doigt à l’oeil

Soupir bleuté

Ils s’embrassent des jours

Autour d’eux, un glaçage d’ongles

Envoûte leurs rencontres aux fruits

Bleuit leurs solitudes aux riz

La langue tirée

Le doigt à l’oeil

Soupir bleuté

Un nouveau s’éveille

Appareil des confitures décollantes

Le dôme de sa couche s’étire

La langue mordue, blanchie et tourbillonne dans la toilette

Un bouton souffrira différent: Maman


MA BICHE

La goutte s’émaille

Comme la rivière

Longue et profonde

Elle perce le coeur

Des hommes braves

De ceux qui ne veulent plus de nom

Ma guerre est constante et

Ténébreuse

Sa porte est poussière sur victoire

Done je m’acclame de soi

Supérieur est la vie

Tumultueuse

: Elle n’enceinte pas le nom

Car trop vive est sa bouche inventive

Et peu comprennent ses paroles changeantes

Me berçant dans les nuages des nuées

Trouvant le rien à distraire

J’ouvris, fermai, et ouvris les yeux

Que la libellule me pourchassait

Sans me rattraper au ciel d’été

: J’avais éloigné ma nuée

En quête d’attisement

Je la laissai m’arracher un cheveux

Mirvoyant, Mirsifflant, Mirmifiant

Sa côte gauche m’étira

Délicatement

Cliquetis, l’os enjamba l’or et l’homme

: Elle surpassa mon devin insoupçonné

Sa lumière se perçoit, mais sa pierre précieuse

Accordée

Le cours d’un fil invisible, immatériel, intemporel

J’entends les valses saccagés de songes discrets

Parfois, la vélocité m’égorge amoureusement

Un doute s’installe

Survit, Mort, ou vit -?

Sa poésie gestuelle, le trop plein de ses yeux éclatant l’écarlate

Des lèvres minces
Fragiles à tapoter dès l’éveil

Que sais-je si c’est moi cette vélocité

Que j’entends de

Trompette de bronze

Signal, Envol

Chute l’étoile

Cette terre où je suis née m’énerve à pleurer. Dévaster ce territoire, j’ai construit à l’ailleurs.

Toutes les saisons y sont

La table pleine

Force à m’asseoir

Au milieu

Régal. [iii]


M’ENTENDS-TU?

1 M'entends-tu?

1.1 Tu devrais m'entendre, ne peux me répondre

2 Les choses t'apparaissent différemment, il ne fallait pas y aller ni toucher

2.1 Une cicatatrice ne se referme pas complètement

2.1.2 Il faudra que soit que tu l'oublies et l'ouvre

2.2 Tu l'ouvriras sinon ne pourras pas continuer à être heureux

-le corps lourd t'arrête, réfléchi au moyen de le rendre léger et de poursuivre dans la lourdeur

-Regarde au loin, seulement au loin; mourir un matin


ASSOCIATIONS DES NOMBRES

L'association des nombres et non des chiffres

0 blanc

1 noir

2 rose

3 jaune

4 vert

5 rouge

6 violet

7 bleu

8 orange

9 brun


BLANC COMME NOIR

blanc comme noir

noir et blanc

zéro un

blanco como negro

negro y blanco

cero uno


CONDOR

Le condor, charognard en temps de faim, voltige au devant du soleil. Il n'a pas d'amis, il ne peut en avoir.


CONNEXION

Allo

m'entends-tu?!

bien?![f]


ANCIENS SOUVENIRS

À qui je dois ces souvenirs anciens si ce n'est de leur appartenance à mon coeur


DÉCISION

au poubelle les beaux visages

2 vagins pour le prix d'un

fouetter des culs

sucer des pénis de femme


ELLE LAISSE SA CIGARETTE

elle laisse sa cigarette brûler ses lèvres

son coeur bat lentement

et doucement quand elle parle

ses lèvres s'ouvrent

elle dit ce qu'elle aime comme un long baiser

un sourire elle en a besoin


ELLE TE SOURIT

elle te sourit

or pas du tout

la farandole s'annonce par un éclat inaudible

 


FAIBLE RIME PAUVRE BIBLE

J’ai cru un jour bon de me sentir faible et convertir ce sentiment en force, la force est avec elle seulement; la faiblesse reste auprès du faible. Quand donc ai-je cru avoir cette force pardessus l’émotion, toute ma clarté me glissa.

Cruauté saccage ce petit esprit jusqu’au dernier, il flotte haut et n’a pas de racine; on le sait, il vole au vent et je dois m’arracher de cette légère frayeur qui ne veut plus mettre pied à terre. Un autre y descend comme il pisse avec un saut et n’a même pas le temps de comprendre. On m’aspira trop longtemps, me laissant flotter d’un rire meurtrier vers une mort jalouse.

Ça a explosé, le venin coule est-il inoffensif, il vous chatouille. Rentrer à terre, regagner mère des arbres et pierres.

Des ramures déjà existaient et aucune n’a été nouvelle. Buvez du nouveau, je me roule à la roue de boue, vous manquerez aussi le prochain épisode où j’aurai une amie, vous ne suivez pas votre danse, vos pieds vous tendent la démarche et vous regardez?

Jamais sur cette Terre je n’aurai d’une amie, vous savez trop bien pour quoi; les aimer serait un détour bon à rien.


TU ES LU

FOIRE ENSEVELIE

Tu es lu comme un livre blanc de lumière et de reflets

Quand s'oppose ton mouvement à mes yeux

Tu réalises que tu es lu dès lors rien ne vas

Tu me crois et il ne faut pas

tu te laisses lire piètre acteur

À une longue description se colle l'origine de ton dynamisme

ROBE

Tu es lu comme un livre blanc de noire et d’émeraudes. Tes yeux se collent aux mains quand l’espace entre et nous revient mien

Que tu échappes n’adviendra pas, des acteurs jouent à tes devants

cloche somme encore. Énorme ton coeur en ma bouche et mes dents noires flambent à ta vie

Ange fou terrassé de ton corps à genoux - d’une légère respiration il s’abreuve de peurs... se relève; l’air ne parle plus...

Les vibrations s’ensuivent et sa moitié se surimprime


IL NOUS QUITTE

le soleil nous a déjà quitté

nos larmes ne sont toujours pas asséchées

que serons-nous sans la pluie qu'il nous apporte

plus jamais triste

plus jamais heureux

dans un environnement sans lumière

qu'avec l'odeur de l'azur et des idées qu'elle favorise

un couteau dans une plaie

une allumette sur un rocket

LE MONDE T’ÉCHAPPE

le monde t'échappe

tu n'es plus petit et tout est aussi grand qu'avant

dès que tu crois... la certitude te rend nulle

comme des pigeons dans le parc

tu croassent en bougeant la tête bêtement

un tic d'humain


LES YEUX D’EAU DE RIZ

les yeux d"eau de riz

percuttent le brouillard

ils s'y enfoncent ni

s'épuisent au devant les

goutelettes tombent sur leur

visage et s'évaporent dans

le brouillard

qui laisse un nuage

flotant parmi vision


OFFRE

je t'offre ma prostitution, pourquoi m'attaques-tu de noms déplaisants...

il ne faut pas le prendre si mal

je vais le faire avec amour

doucement au rythme de tes soubresauts et de ta respiration

et si tu es épuisée nous prendrons une pause


PUIS DORMIR

il a un pénis c'est une princesse

comment oublier ce doux sourire


DEVANT CE QUI SUIT

Regarder au loin, seulement au loin; mourir un matin.


KATILL HÉROÏNE

Le dolent

printemps et un vide néant entretoisé séant aux noirs abords vitrés gondolent le promenoir renoyé à mes visites s’imite

essor trébuché

le déclin dans les feuilles grises des bois saturniens me reboise d’honneurs et du présent féminin voici la chevelure longue frisée, d’elle les yeux chancelants les pommettes affairés, la soif, la force, l’assonance bouille lentement au fil d’étreintes exsangues, sa morsure perce la langue liquéfiante se nourrir de mon flot affaissa mon trouble commun une clé avais-je

Chaud humide

et j’aime cette plaie sucée par Katill par seule m’ouvre un frisson, un goût à l’intelligence nouvelle Touche elle s’abreuve

retourné fois

chiffre perdu de ta valeur la guise m’unit à la bise de langue à dents

Revivre ce but sensuel à la trace de Katill héroïne

JE


CHEVALINE

Un cheval au galop pourchasse une fée maladive, un ours volant. Les sabots s’enflamment à cette course froide au jaune clair. Bientôt, que les ailes battirent contre le cheval des coups et du corps.

Il me rapporte son trophée, je l’inverse au bas du cou sur le dos. Nous volons, mon tien et ce moi, vers un lieu enchanteur; à la croisée des chemins, une saison nous immolera à son service. Nox guidera le pas funèbre, il y dansera gaiement et nous nous inspirerons de ses mouvements pour couper des gorges frêles et rêveuses, lorsque nous, nous nous trimbalerons gaiement dans l’élan des morts-vivants.


DOCTEUR DE FAMILLE

Demain suivra le jour où je pourrai manger tes excréments durs

Je saurai si tu as bien mangé et digéré

Quand à la fin tu veras

Avale tout, ne te retiens pas, ça ne fait pas joli et tout rentre bien en bouche, c’est tiède et mou

Tu dis que c’est l’Amour que tu veux

T’es même pas prêt à recevoir le fouet

comment t’oses


TIRE-LIRE FUSÉE

Jveux un gros pénis

Rentre mon vagin

Marie, jeune Marie, il est trop petit

Y reste çà chez elle :

Tête prise dodeline plus

Vis vit, vis vit

Archange rouge mauve implore; Reflux soit projeté sur créature et oeuvre.

… ce maintenant coopère finalement

Née et engouffrée, l’élan tragédien, et que le secret l’emporte

Il préfère ne pas connaître la question

Ma réponse doit être comprise en vérité

Des poils naviguent l’humeur

Se maquillent le corps

À son repos cannibal d’amour

luxure toujours luxure


FLEUR COIR

Cette toute petite fille me fait l’amour

ou

Cette petite fille qui me fait l’amour

Fleur Coir

Gentilles mains s’emparent de sensibleries

Pendant les jours, on veut se marier

À genou, rarement debout, sur le sol étendu


BOULE DE NEIGE

20 nov

Ça devait être la fête d’hier, la neige a commencé à rester, sans répit

22 nov

elle est partout, son abordage à bel et bien débuté férocement. On sait déjà pas quand... ce qu’on fera d’elle


PRÈS DE TOI

Dès que nous nous retrouvons seul

il pleut une fine poudre infini

en ses bras je mourrai !


BONNE FÊTE MAMAN

Deux érables foncent sur une

fontaine de tortures

Bablof, blablof

Des doigts glissent sur une

raison faible et douce

Tant elle résonne

tant! la consonne

Fruit bleu rouge jaune blanc


C’EST ARRIVÉ

La soeur de mon ami venait de mourir

Ma fête approchait

L’automne s’annonçait


AVERSION DES VERS PARISIENS

De lamentables vers

De lamentables vers


ICUNNUN

Nous serons heureux, lors nos aïeuls seront morts vainement comme les leurs et nous pourrons enfin brûler tout ce qui leur appartient pour y placer le nom Inconnu.


LÉGAÏA HEART SEN

Une femme Dandy cherche un amour aphrodisiaque stimulé par des scènes de théâtre qu’elle compose durant la journée à son partenaire passager “de passage”

CUnnilingus : bouche sur con

Le jour, trop bruyant, laisse peu de place à mes spacieux cris de jouissance rebondissant. On ne se prêtait pas à l’heure du midi: les vipères se cachent de l’azur. Vraiment, la nuit a ses dons prétentieux; l’extase de la rosée fraternise l’union fusionnel des riverains.


DERNIER MOT À ALICE

je pense à toi... plus qu'au soleil

il peut pleuvoir plus rien ne m'émeut

sans toi les lois de la raison ont pris un envol

et la Terre ronde ne gronde que ton nom

personne ne peut l'entendre

poutant Nicolas le crie haut et fort

pour qu'Alice l'entende

au soir bien attentive

il aimerait toujours lancer les dés

auprès de celle qu'il sait

ne jamais l'oublier

sera son dernier renfort


FIN DU RECUEIL

L’ai-je déjà dit? convaincu, J’ahis le français


poèmes de jeunesse

Nick Ananas

1er édition

Coco Symphony House

février 2013

/40



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